Médina, quartier populeux situé au cœur de la ville de Dakar, a connu hier une nuit éclairée par les flammes d'une terrible incendie.
Bilan : dix morts dont neuf talibés et une petite fille de sept ans.
La maison du drame se situe dans une ruelle très enclavée et très difficile d'accés à la rue 6x19 de la Médina, on se croirait meme dans un labyrinthe tellement ces ruelles sont exigues et mal loties. La maison est composée de deux parties : la prémière est un vieux batiment datant de plusieurs décennies alors que la deuxième est composée de chambres en bois ( Barack) dont réside les talibés en question ainsi que les autres victimes de cette catastrophe pathétique. Toutes les chambres ont été calcinées par les flammes de cet enfer sur terre, les victimes aussi car les pompiers n'ont retrouvés les corps innertes qu'après extinction totale de l'incendie.
L'étroitesse des ruelles de la Médina n'ont donné aucune chance au soldats du feu d'intervenir de manière efficace et rapide.
Cette maison de locataire faisait office de Daara ( école coranique ) et de lieu de résidence pour certains d'entre les talibés ( des dizaines peut-etre ). les conditions de vie dans ces taudis sont des plus précaires et ces dizaines de talibés s'entassent dans une chambre en Barack de deux voire trois mètre carré. Cependant, le maitre coranique, nous fait-on savoir, ne réside pas dans la meme demeure et détiendrait un autre Daara du meme genre et style dans les alentours.
Une fois sur les lieux du drame, nous avons assisté au balais incessant des autorités ( étatiques comme administratives, réligieuses comme politiques ) qui n'ont rien à foutre de cette situation si ce n'est qu'assouvir leur besoin en terme de propagande médiatique.
Nous sommes tous responsable autant que nous sommes !
Au Sénégal, nous avons la mauvaise habitude de ne jamais tirer les leçons d'un drame ou d'un quelconque événement malheureux. Pour preuve, malgré la catastrophe sans précédent du JOOLA, nous continuons à pratiquer les surcharges, malgré l'effondrement d'un certain nombre de batiment vétuste te n'obeissant à aucune norme de construction, l'Etat continu de délivrer des « Permis de construire » à tout-va. La situation des talibés n'en parlons pas car etre talibé est synonyme d'etre victime d'un système. L'Etat s'en décharge complètement comme si, ces bouts de bois de Dieu n'avaient pas droit à l'éducation. Les parents, par facilité et démission, abandonnent ces enfants à leur triste sort. Nous encore, Sénégalais et citoyen lambda, nous restons aussi passif qu'un poltron face à ce fléau qui gangrène notre société. Aucun d'entre nous, n'aimerait voir son enfant de six voire dix ans, entrain de déambuler à trevers les rues de Dakar à 7h du matin, sans chaussure ni habit adéquat.
La logique du type de citoyen modèle, voudrait que nous nous soulevons et faisons entendre à qui de droit notre profonde indignation pour que cela cesse. N'es-ce pas le seul combat qui vaille ?
Moussa NDIAYE
Secrétaire Général NVA Sénégal
Moussa NDIAYE